June 30, 2026

Un match de Ligue 1 en clair au cœur des débats

Ce lundi, l’Assemblée nationale examine une proposition de loi sur la réforme du football professionnel. Parmi les mesures discutées, un amendement prévoit la diffusion gratuite d’une rencontre de Ligue 1 par journée. Actuellement, les matchs sont accessibles uniquement via la plateforme Ligue1+, dont l’abonnement coûte à partir de 15 euros par mois.

Un objectif affiché, élargir l’accès au championnat

Les députés à l’origine de cet amendement estiment que la multiplication des diffuseurs et des abonnements payants éloigne une partie du public des compétitions sportives et favorise le piratage. Selon eux, réserver un lot spécifique pour la diffusion gratuite d’un match par semaine permettrait d’accroître la visibilité du championnat français. Cette proposition s’appuie sur les conclusions de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives conduite en 2021 par Cédric Roussel.

L’économiste du sport Pierre Rondeau estime également qu’une diffusion gratuite pourrait attirer un public plus large. Il rappelle que la Ligue de football professionnel évaluait à 22 millions le nombre de Français intéressés par la Ligue 1, contre environ un million d’abonnés à Ligue1+.

La LFP opposée à cette évolution

La LFP s’oppose toutefois à cet amendement. L’instance redoute qu’une diffusion en clair ne réduise la valeur des droits audiovisuels, qui représentent plus de la moitié des revenus des clubs. Les discussions entre la Ligue, les diffuseurs et les parlementaires se sont intensifiées avant l’examen du texte.

Une réforme plus large du football professionnel

Déjà adoptée par le Sénat puis en commission à l’Assemblée nationale, la proposition de loi pourra encore évoluer après son examen dans l’hémicycle, avant une commission mixte paritaire prévue le 21 juillet. Le texte aborde également la lutte contre le piratage, le renforcement du rôle des fédérations et du ministère des Sports dans la gouvernance des ligues professionnelles, la redistribution des revenus audiovisuels et le plafonnement des rémunérations des dirigeants.