July 10, 2026
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Le barrage de Kandadji, un projet qui traîne depuis plusieurs décennies, a enfin reçu l’attention du gouvernement nigérien. Le premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a ouvert les États généraux de Kandadji, un sommet politique et technique crucial pour relancer le chantier.

Le programme de Kandadji doit réduire la dépendance électrique vis-à-vis des voisins, permettre le développement d'une agriculture irriguée à grande échelle face au dérèglement climatique, et assurer une gestion durable des ressources du fleuve Niger afin d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines.

Les travaux des trois jours se concentrent sur quatre axes opérationnels : l’état des infrastructures, la question financière, la question sociale et le mode de pilotage. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’un audit précis de l’état des infrastructures et d’un calendrier applicatif permettant de transformer les engagements en réalisations tangibles.

Le gouvernement présente Kandadji comme un pilier de la « doctrine de résilience » nigérienne. Mais plusieurs acteurs extérieurs appellent à la prudence, pointant des risques non négligeables tels que les coûts budgétaires élevés, les impacts environnementaux et sociaux liés aux zones inondées.

Les dirigeants nigériens devront transformer les paroles en actes pour respecter la promesse de Kandadji. L’enjeu est immédiat : l’accès à l’eau et à l’électricité est une question de vie ou de mort pour les populations qui espèrent une amélioration rapide des conditions de vie.